Scattered - Green Day

 Scattered - Green Day
Okay, let's go. Une petite présentation s'impose, je pense. (et là, vous vous dites : "et merde, je fous quoi sur ce blog là ?")

Cela doit bien faire des mois que je recherche une fiction Gerard Way(leader de My Chemical Romance)/Billie Joe Armstrong(leader de Green Day) (THE couple qui me fait baver devant mon écran) mais en vain. Alors à force de recherches n'aboutissant à rien, j'ai commencé à écrire pour moi-même, au départ, une petite fiction avec ces deux mignons personnages.
J'ai commencé à la faire lire à ma meilleure amie (vous savez, la dingue Earlysunsets [que j'adore n'en doutez point, mes très chers amis] ) qui a adoré [je pourrais d'ailleurs ressortir nos conversations mais disons que ses "graaouu" ; "trooop seeex" sont confidentiels et je risque de perdre encore mes seuls neuronnes rescapés] ). Ma liste de lecteurs s'est élargie au nombre de...quatre [une autre amie du collège, OctoberSong qui écrit magnifiquement bien et Waycest ] et pour moi, c'est déjà formidable, alors point de moqueries.
Enfin bref, après cette petite pause "je raconte ma vie et blablala" et "pub", j'informe à toutes les personnes homophobes du genre "aaah deux hommes ensembles c'est horrible. VADE RETRO, SATANAS ! " et autres personnes très peu ouvertes d'esprit de prendre leurs jambes à leur cou et de cliquer sur la belle croix blanche dans le carré rouge en haut de la page. Vous serez sauvés de l'enfer et préserverez votre âme, AMEN !

Je tiens à souligner le fait que c'est complètement FICTIF
(malheureusement, parce que ce serait si magnifique du Bigard [non pas le steak haché hein, juste la contraction des deux prénoms "Gerard" et "Billie Joe" ] ) et que donc beaucoup d'informations qui se perdent dans quelques vérités, sont FAUSSES . Tous les personnages dans ma fiction existent réellement, mais j'ai fait quelques modifications d'âges pour certaines (comme vous le constaterez).
Je ne pense pas que présenter les personnages soient très important, vous devez les connaîte à force et puis si non, je vous conseillerais de faire des recherches sur notre ami Google.
Oh, et avant que j'oublie, demandez si vous voulez être prévenus de la suite.
Sur ce, bonne lecture.



Et pour le plaisir des yeux : Billie Joe et Gerard dans de jolies positions. :)

Blog Perso (pour les curieux) : here

# Posté le samedi 11 juillet 2009 08:42

Modifié le mardi 21 juillet 2009 09:00

I

I
"Dreaming, I was only dreaming..."

Un main s'écrasa lourdement sur l'odieux réveil ayant osé réveiller un corps chaud endormi.
"Ouais, tu peux le dire mon vieux ..."
Charlie s'étira et contempla le beau soleil illuminant sa chambre. Il bailla et se leva en s'ébouriffant les cheveux, s'habilla et descendit en bas d'un pas las. Comme d'habitude, il vit sa mère toujours à la même place qu'hier : affalée sur le canapé, endormie, la mine cadavérique tenant une bouteille d'un alcool fort où elle s'y noyait chaque soir.
Charlie soupira, cela faisait bientôt 6 ans qu'il voyait chaque matin ce même spectacle. Cette mère aimante, torturée par la mort de son mari suite à une overdose bien méritée.
L'adolescent pesta alors contre son géniteur qui, en partant, avait enterré l'âme de sa mère et son fils en même temps. Charlie était devenu l'homme de la maison, travaillant à la place de sa mère dépressive pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Son passe temps favoris, la chose qui l'avait empêché de sombrer aussi bas que sa mère était la musique. Il avait toujours eu un don, ce truc permettant d'imaginer des mélodies accrocheuses résumant ne serait-ce qu'un sentiment. Il apprenait facilement d'un instrument, aussi et noyait sa peine dans des textes pleins de rage, de rêves, d'espoirs, de haine envers son père...
Il sirota son cappuccino dehors, dans son jardin ensoleillé . Il faisait beau en Californie, ce matin là, le soleil cognait déjà fort. Il soupira en regardant l'heure : .encore une belle journée gâchée par le devoir d'aller au lycée. Il se leva, déposa sa tasse encore brûlante dans le levier, embrassa sa mère endormie et embaumée de cet âcre parfum d'alcool, pris son sac de cours et partit en direction de la maison de son meilleur ami.
Depuis tout petit, Charlie allait chercher son meilleur ami et jouait le réveil. Ils s'étaient rencontrés alors âgés de 6 ans et depuis, ils étaient inséparables. C'était une amitié fusionnelle, à vrai-dire : ils pouvaient tout se dire rien qu'en se regardant, par exemple. Parfois, l'un finissait la phrase de l'autre. Tels deux frères jumeaux.
Arrivé devant la grande résidence de son ami, il sonna et c'est alors que le père de celui-ci ouvrit avec un grand sourire aux lèvres. L'homme face à lui, avait des cheveux noirs , en bataille comme toujours et son beau visage était illuminait par deux yeux verts captivants. Il n'était pas très grand, mais quelque chose en lui était imposant. Enfin, si l'on devait résumer, cet homme était magnifique.
"Hey, Charlie, entre !" dit l'homme en dégageant l'entrée.
"Bonjour, Billie Joe !" s'exclama Charlie le sourire aux lèvres.
Oui, Billie Joe Armstrong était le père de son meilleur ami, Joseph Marciano Armstrong ou plus simplement nommé Joey. Pour le jeune homme, Billie Joe était comme un père qui l'avait aidé grâce à la musique d'une part, et en le poussant à aller plus loin, l'encourageant, le conseillant...Comme un vrai père.Un père qu'il n'avait jamais eu. Et puis, c'était son idole. Charlie rêvait de fonder un groupe et pouvoir réussir à égaler le succès de son groupe préféré, Green Day. Prouver qu'il peut le faire, qu'il peut réussir et devenir invincible.
Charlie entra et salua la mère (qui pour lui, était sa deuxième mère) de son meilleur ami, ainsi que le petit frère, Jakob, et pris place dans un des fauteuils. Son fauteuil ; pour les Armstrong, Charlie faisait intégralement partie de leur famille.
"Tu veux quelque chose à manger, 'lie ?" demanda Adrienne
"Non merci, Adie. Par contre, j'aimerais bien que l'autre feignasse se réveille !"
"On va y remédier. Jake, va réveiller ton frère en précisant bien qu'une jolie fille l'attend en bas !"
dit Billie Joe, un sourire malicieux aux lèvres.
Jakob s'exécuta rapidement et quelques minutes plus tard, Joseph se présenta lavé, coiffé, maquillé, habillé et tout sourire. Ce dernier ressemblait beaucoup à son père et il en était très fier, respectant cet homme qui était son plus grand model.
"Elle est où ?!" s'exclama l'adolescent, scrutant chaque recoin du salon.
"3 mn et 6 secondes ! Et bah dis donc vieux, t'es en manque ou quoi ?!" s'exclaffa Charlie en tapotant l'épaule de son ami.
"Enfoiré..."
Le trompé alla s'asseoir dans la cuisine, tout en mangeant, l'air bougon. Charlie prit place à côté de lui et passa un bras autour des épaules de son ami en riant :
"Je peux jouer la fille si tu veux. Ôôôôh, mon Josephouneeet d'amouuur, embrasse-moi ! Regarde comme je suis putainement bien foutue !"
"Ta gueule, sale pute !"
grogna Joseph.
Billie Joe tapa la tête de son fils avec son journal :
"Allez, grouille-toi ! Tu vas encore arriver en retard. LE retard de trop qui m'ammènera à voir ton proviseur exaspéré de signer tes billets !"
"Ouais, puis j'ai plus d'excuses à fournir. Ma grand-mère est morte trois fois, mon chien écrasé quinze fois..."
énuméra Charlie.
Joseph se leva en s'étirant, pris son sac de cours en tirant son meilleur ami vers la porte :
"Bon, à c'soir ! "
"Mike et Tré viennent à la maison, on va répéter un peu. Est-ce..."
commença Billie Joe
"Oui, comme d'habitude, Charlie viendra à la maison dormir et on viendra vous emmerder !" répondit Joey en fermant la porte.
Billie Joe la réouvrit et lui hurla, de loin :
"Bonne journée, fiston ! Rapporte-nous encore de délicieuses notes histoire de combler ta mère !"
"Billie Joe!"
cria Adrienne en fermant la porte.

Durant tout le chemin pour se rendre au lycée, les deux amis s'amusèrent à effrayer les passants, rire, imiter leurs professeurs ainsi que leur cher et tendre proviseur tout en s'arrêtant devant leur boutique d'instruments préférée. Arrivant ainsi en retard à destination : le lycée.
Le lycée, endroit où se fréquentent des adolescents et où la loi du plus fort, du plus beau, du plus populaire (et donc du plus imbécile) est la plus fondamentale des règles.
Joey s'assit dans l'herbe autour de l'enceinte de l'établissement et regarda sa montre :
"Ouais bah...vu l'heure, autant rester glandouiller devant le bahut. Une heure de cours d'histoire en moins..."
"...ça nous tuera pas !"
finit Charlie en s'affalant dans l'herbe.
Les deux garçons éclatèrent de rire comme à chaque fois que l'un finissait la phrase de l'autre. Charlie ferma les yeux et huma l'air frais. Au soleil, ses cheveux noirs corbeaux reflettaient des touches de bleu et de violet. Le garçon était assez grand, bien bâti. Il avait toujours les cheveux en bataille, ne connaissant sûrement pas le peigne, et ses yeux bleus-verts pouvaient être bien plus explicites que de simples mots. Comme beaucoup le lui rappelait, il était beau. Son meilleur ami le lui répétait sans cesse, ses proches. Mais il haïssait son physique : il était le portrait craché de son abominable père, ce lâche. Il lui était arrivé, en voyant un beau matin le visage de cette personne qui l'avait abandonné, dans son miroir, de pleurer, anéanti. Depuis, il évitait chaque objet pouvant lui renvoyer son image ou plutôt, l'image de son géniteur.
Charlie chantonnait Behind Blue Eyes, des Who lorsque son meilleur ami le ramena à la réalité en le secouant :
"Hey, 'lie ! C'est pas une nouvelle là-bas ?!" lui demande Joey
"Mmmm..., marmonna t-il tout en ouvrant les yeux, ptêtre bien...je m'en fous..." lui répondit Charlie d'une voix endormie.
"Putain, elle ressemble à quelqu'un que je connais...pas toi ?!"
L'endormi se leva sur ses deux coudes et regarda dans la même direction de son ami surexcité par la venue d'un nouvel élève.
"Ah ouais, maintenant que tu le dis..."
"Allez viens, on va lui souhaiter la bienvenue !"
s'exclama joyeusement Joseph en le soulevant et le tirant au pas de course jusqu'à la jeune fille.

Celle-ci avait un beau visage fin et pâle qui affichait un air perdu. Elle était de taille moyenne, mais juste assez pour dépasser Joseph de quelques deux-trois petits centimètres (ce qui fit bien rire Charlie). De jolis cheveux noirs, sûrement teints, lisses qui lui arrivaient au ras des épaules. Elle ne devait sûrement pas avoir plus de 14 ans. Ses yeux verts scrutaient les environs, imprimants dans le cerveau de la jeune fille chaque détail.
"Bonjouuuuuuuuuuuur !! Welcome to the hell !" hurlèrent en choeur les deux garçons, effectuant quelques petits pas de danse ridicules.
La jeune fille sursauta, ne s'attendant sûrement pas à ce que deux énergumènes viennent à sa rencontre. Elle répondit, prudente, avec un petit "salut" à peine audible.
"Sois pas timide ! Moi c'est Joseph Marciano Armstrong ! Un des génies de ce cher établissement !"
"Et moi je suis le meilleur ami de cet être bien plus que modeste, Charlie Wingley. LE plus grand génie de ce bahut ! Je te conseillerais de faire ami-ami avec nous, l'autre, son père c'est Billie Joe Armstrong et moi..."
"et lui il fait de suuuuper boissons alcoolisées, là où il bosse !"

Charlie fusilla Joseph du regard, transmettant toutes ses pensées et reprit :
"Et tu es ?"
"Bandit Lee Way. " répondit la jeune fille, regardant ses pieds.
"Bandit ? C'est pas un nom de...mec ?" s'étonna Charlie
"Non, ce n'est pas un nom de mec enfin si mais...Tu demanderas à mes parents ce qui leur ai passé par la tête." répondit la jeune fille, tout à coup plus souriante, levant les yeux vers les deux garçons qu'elle détailla d'un vif coup d'oeil.
Pendant ce temps, Joseph réfléchissait. Ce visage si familier, son nom de famille...Il la regarda et, comme un coup d'illumination, dit :
"AH JE SAIS QUI TU ES ! LA FILLE DE GERARD WAY ET DE LINDSEY BALLATO !!!!"
"Bingo ! T'as été plus rapide que dans mon ancien bahut, ils ont attendu que mes parents viennent voir le directeur pour l'informer de notre déménagement pour comprendre qui j'étais."
"Vous fichez quoi dans cette ville ?" questionna Joseph, curieux.
"Mon père trouve cet endroit mieux que là où on était, apparemment. Puis, il voulait du changement, je crois..." marmonna Bandit, le regard dans le vide.
Ce "changement" n'avait pas plu à celle-ci, qui s'était attachée à sa maison, ses souvenirs d'enfance...et à vrai-dire, elle savait que son père voulait autre chose, elle l'avait comprit qu'il ne voulait pas ça. Ou du moins, pas que et elle était déterminée à savoir la vraie raison.
Charlie était figé, à vrai dire, il adorait Gerard Way, ses textes, son audace, sa voix...Il ne l'avait jamais rencontré, Joseph et Jakob si, durant l'une des tournées de leur père. Joseph avait adoré ce type et l'avait bien fait comprendre à Charlie qui était fou de jalousie.
"Et bah alors, sweetheart, tu dis plus rien ?" le secoua son ami.
Charlie sortit de ses pensées, regarda la jeune fille en face de lui, un énorme sourire aux lèvres, et enroula son bras autour des épaules de Bandit :
"Je vais te faire visiter notre prison !"


_________________________Voilà le premier chapitre. Réactions ? Est-ce que Lucie (earlysunsets) a-t-elle bien fait de me secouer pour que je la mette en ligne ou pas ? Enfin bref, j'espère que ce n'est pas trop mal écrit mais on n'a pas tous la bonne plume.
Bon, et comme je suis d'une grande bonté, je vous poste le deuxième chapitre pour vous situer un peu plus dans l'histoire (vous lirez donc 2 chapitres sur les 8 que j'ai déjà écrit. Bonne lecture.
Léa.

# Posté le dimanche 12 juillet 2009 09:45

Modifié le mercredi 26 août 2009 16:52

II

II
Bandit, Joseph et Charlie devinrent inséparables. Bandit avait enfin trouvé de vrais amis sur qui compter. Elle était heureuse de savoir qu'elle les retrouverait, toujours en retard, assis dans l'herbe avec leurs guitares, à chanter, rire, écrire leur destiné... Chaque jour, elle se découvrait et s'affirmer sans avoir honte de sa personne, grâce à ces deux garçons. Ceux-ci, jouaient le rôle de "grands frères", pour elle. Oui, ils étaient là pour la protéger, la conseiller, la soutenir...ils étaient comme une deuxième famille avec qui elle s'entendait bien mieux qu'avec celle biologique. Ou plutôt avec son père. Effectivement, la jeune fille et son père étaient en froid. Il l'avait surpris dans sa chambre à fouiller ses carnets où il écrivait, ses consultations téléphoniques, vérifiant combien de fois il téléphonait à tel ou tel numéro de téléphone, ses e-mails...Ils s'étaient alors violemment disputés, et il l'avait traité d'accident et de détraquée. Choses fausses qu'il ne démentit pourtant pas et qui bouleversa la jeune fille qui y cru dur comme fer. Lindsey, sa mère, essayait tant bien que mal de les réconcilier mais le père et la fille, têtus, n'étaient pas près de se reparler de si tôt. Et la jeune fille n'était pas prête d'abandonner ses recherches.

La plupart du temps, Bandit passait ses soirées avec Charlie et Joseph.Cette nuit-là, elle les avait invités chez elle. Les deux garçons s'entendaient très bien avec ses parents, et eux aussi, tentaient de rapprocher le père et la fille un peu plus, mais en vain.
Charlie et Joseph devaient retrouver leur amie à 18h chez elle. Il était 17h30 lorsqu'elle rentra des cours, épuisée et riant encore des pitreries de ses amis. Quand elle entra, la maison était calme, sans bruit. Ses parents devaient être sûrement sortis. Elle soupira de soulagement, posa ses affaires dans l'entrée et monta dans sa chambre. C'est alors qu'en arrivant à l'étage, qu'elle entendit des bribes de mots, presque inaudibles provenant de la chambre de ses parents. Elle s'approcha et distingua celle de son père mais pas la personne à qui appartenait la deuxième voix. Celle-ci était masculine. Elle était douce mais tremblait légèrement. Etant très curieuse, la jeune fille s'avança silencieusement jusqu'à la chambre d'où provenait les murmures. La porte était légèrement entre-ouverte, mais assez pour voir les deux personnes. Il y avait bel et bien son père et un autre homme. Elle écarquilla les yeux quand elle reconnut le père de Joseph, allongé sur le lit, la chemise déboutonnée, sous son père qui lui, était à quatre pattes au-dessus de lui. Elle tendit l'oreille, intriguée.
"Gee...bordel ! Je t'ai déjà dit que je ne veux pas et je ne peux pas !"
"Arrête Billie Joe, ils n'en sauront rien..." tout en disant ces mots, Gerard passa une main dans les cheveux de Billie Joe. C'était un geste affectueux et...amoureux.
Le désir qu'éprouvait Gerard faisait trembler sa voix et animait une lueur dansante dans ses yeux, et cela effrayait aussi bien l'homme en dessous de lui que la jeune fille écoutant attentivement. Le père de Bandit pencha sa tête vers celle de Billie Joe pour lui mordiller les lèvres, mais celui-ci tourna la tête immédiatement.
"Gerard, pense à ta fille avec qui tu es en froid, tu veux que ça s'aggrave ?! Et puis ta femme...as-tu pensé à elle ? A l'amour qu'elle te porte, à votre couple ? Pense à ta famille et pense à la mienne. Je ne peux pas leur faire ça !" s'exclama alors le père de Joseph.
"J'en ai rien à foutre d'eux, Billie Joe ! Rien ! Je te veux toi, à moi tout entier...Je t'aime, j'ai envie de toi chaque jour depuis notre tournée ensemble. J'ai déménagé ici pour toi...J'avais cru t'oublier, en rencontrant Lindsey, mais non, tu m'obsèdes à chaque minute de ma vie. Tu es là tout le temps, même quand je fais l'amour avec ma femme, c'est à toi que je pense !"
"Je...je suis désolé, Gerard, mais je ne peux pas. C'est impossible, j'ai une famille et toi la tienne...on ne peut pas leur faire ça."

Sur le visage de Gerard, on pouvait lire de la colère mêlée à de la tristesse. Billie Joe était à lui, et à personne d'autre. Il embrassa sauvagement l'homme qui le hantait systématiquement, et lui dit en se levant :
"Je t'aurai...Tu verras que je suis celui qu'il te faut, Billie Joe. Maintenant sors d'ici mais ne crois pas que je vais abandonner si facilement..."
Bandit entendit le lit craquer et courrut immédiatement en bas, dans le salon, prit un cahier et un livre au hasard et fit semblant de faire ses devoirs, allongée sur le canapé.
Billie Joe descendit, l'air perplexe. Il sursauta quand il vit la jeune fille allongée sur le canapé. Il avait peur qu'elle n'ait entendu toute la conversation que lui et Gerard avaient eu. Voyant l'air concentré de la jeune fille, qui devait réfléchir sur un exercice de mathématique épineux, il souffla de soulagement et s'avança vers elle en lui caressant paternellement la tête.
"Coucou Princesse ! Je ne savais pas que tu étais rentrée. Comment vas-tu ?"
"Billie Joe ! Et bien, ça va et toi ?"
répondit d'un ton joyeux la jeune fille, l'air de rien.
"Je vais bien, merci...Et bien, je vais te laisser, Jake m'attend pour sa leçon de guitare. Bonne chance pour le casse-tête que tu dois résoudre...Et, hum...au fait tu diras à Joey de faire attention à lui, je t'en prie." Il l'embrassa sur le front et partit de la maison.
Lorsqu'elle entendit la porte claquer, elle reposa son cahier et son livre par terre et laissa ses larmes couler, se remémorant la scène qu'elle venait de voir. Elle haïssait son père. Ce qu'il faisait était affreux ! Elle pensa à sa mère, celle qui lui avait donné un enfant, indésirable d'après lui, et tout son amour.
En fait, cela n'était qu'une mascarade depuis toutes ces années. Elle vivait dans un mensonge perpétuel. Cet amour que ses parents manifestaient, était faux ou, plutôt, n'allait que dans un sens. Elle pleurait pour sa mère qui souffrirait si elle l'apprenait.
Bandit prit la décision de ne rien lui dire, ainsi, elle ne souffrirait pas. Lindsey ne méritait pas de verser des larmes pour cet homme infâme qui lui servait de mari. Elle regarda l'heure. 17h45. Ses amis ne devraient sûrement pas tarder. Elle avait hâte d'oublier, pour quelques heures, ce qu'elle venait de voir. Bandit savait qu'ils lui feraient oublier. Elle prit un crayon et une feuille, et se mit à dessiner. La jeune fille avait hérité de cette facilité à dessiner de son père. Elle était même bien plus douée que lui, et il en avait toujours été secrètement fier. Dans ses traits, elle y noyait tout ce qu'elle ressentait.
Elle fut tirée de ses songes par des éclats de rire qu'elle connaissait très bien. Elle bondit alors du canapé et se précipita pour ouvrir la porte avant même qu'on ne sonne.
"Hey ! Lil' girl !" s'exclama joyeusement Joseph
"Tu peux parler, je suis plus grande que toi de deux centimètres, sale nain !" répliqua Bandit.
Charlie pouffa et entra en tirant Joseph.
"Ton père est là ?" demanda doucement Charlie.
Charlie avait appris à connaitre Gerard, et il l'adorait. Il arrivait que les deux hommes se parlent pendant des heures interminables. L'un et l'autre s'appréciaient énormément et cela irritait parfois Bandit qui se demandait comment son ami pouvait prêter de l'importance à son père. Soudain, la jeune fille se souvint des mots de Billie Joe qui lui demandait de mettre Joey en garde de quelque chose. Elle fronça les sourcils...Son père avait dû continuer la conversation avec Billie Joe, lorsqu'elle avait courru en bas. Elle revint à la réalité lorsqu'elle comprit que Charlie attendait toujours une réponse.
"Euh...oui-oui...PAPA ! " appela t-elle.
Les rares fois où elle parlait à son père, c'était avec un goût âcre dans la bouche qu'elle le faisait.
Gerard dévala les escaliers et sourit en voyant les deux amis de sa fille.
"Joey et Charlie ! Quelle bonne surprise."
"Geraaaaaard !"
Charlie enlaça le père de son amie, comme à chaque fois qu'il le voyait.
Bandit serra la mâchoire et se retint de tout hurler à son père qu'elle avait tout entendu, qu'elle savait ce qui l'avait poussé à venir à Berkeley. Elle scruta le visage de Gerard. Celui-ci respirait la joie et la bonne humeur, ce qui étonna fortement la jeune fille sachant qu'à peine quelques minutes plus tôt, ses traits été emplis d'un autre sentiment bien laid. "Je vois de qui je tiens ce don de savoir jouer la comédie..." pesta intérieurement Bandit.
"Alors, ptit gars, comment ça va ?"
Tout en parlant à Charlie, Gerard l'entraînait dans la cuisine.
"Enfoiré...." marmona Bandit
"Bon...nous sommes seuls. Dis-moi, Band', il s'est passé quelque chose chez toi, tout à l'heure ? Parce qu'on a croisé mon père et il avait l'air très préoccupé."
La jeune fille se mordit la lèvre inférieure. Devait-elle tout lui raconter, ou préserver son ami en lui mentant ? Elle avait peur de le blesser, lui aussi, et voir un de ses amis être affligé pouvait l'abattre encore plus qu'elle ne l'était.
"Héhooo ! Alors, tu sais pourquoi ?" la rappela Joseph
"Euh...ah oui ! Non, quand je suis rentrée il s'apprêtait à partir mais il n'avait pas l'air perplexe ou quoi que ce soit." mentit la jeune fille.
Elle détestait mentir à ses amis, mais c'était impossible d'expliquer à Joseph toutes les manigances de son père. Elle savait que cela pourrait engendrer de graves conséquences et elle ne voulait en rien détruire le moral de son ami, ni ses liens avec sa famille.
"Bah, dit Joseph, souriant, mon père est tellement incompréhensible parfois, ça ne m'étonne pas trop."
Elle sourit, soufflant intérieurement.
Quelques minutes plus tard, pendant que Joseph jouait de la guitare et que Bandit le dessinait, Charlie revint enfin dans la chambre de la jeune fille. Gerard le suivait et entra à son tour, tout sourire. Charlie, s'assit à côté de l'autre garçon, par terre, et fredonna les paroles de la chanson que Joseph jouait. Gerard regarda sa fille dessiner et se remémora les années où, plus petite, sa fille venait sur ses genoux et le regardait de ses grands yeux verts en lui demandant "papa, papa ! Apprends-moi à dessiner comme toi !" . Il sourit en y repensant. Il regarda le dessin de sa fille et fut encore étonné par la qualité du portrait: on aurait pu croire que c'était une photo du fils Armstrong qu'elle tenait entre ses mains et non un simple dessin. Il reposa ses yeux sur les deux garçons et s'assit à côté d'eux.
"Hey, Gee, tu voudras venir demain à la représentation que l'on donne au bar où je bosse, demain soir ? Ce serait sympa que Gerard Way vienne nous soutenir." demande Charlie, en accordant sa basse.
"Evidemment que je viendrai ! Ne t'inquiète pas, je serai aux premières loges. Je pourrais même jouer la groupie !" rit Gerard
Bandit fulminait intérieurement : elle ne voulait en aucun cas que son père vienne, il lui gâcherait tout son plaisir. "Enfoiré, enfoiré, enfoiré...." se répétait-elle.
"Aaah, merci ! Allez, Joey, faut répéter un minimum pour qu'on soit au top ! Faudra que ça hurle dans la salle."
"Oh, t'inquiète, tu auras juste à te présenter sur scène, mon joli brun, et toutes les filles hurleront. Ca sert d'avoir un beau gosse comme pote !"
plaisanta Joey
Charlie se crispa en entendant les mots prononcés par son ami ; il détestait ce genre de remarques sur son physique. Joseph s'en rendit compte et se mordit la lèvre inférieure, à chaque fois il ommettait que son meilleur haïssait qu'on lui rappelle le fait qu'il était beau et avait donc hérité de la beauté et du charme de son père.
"Je...désolé Charlie...à chaque fois je..."
"Ce n'est pas grave, je sais que tu...enfin bref
, il sourit et reprit, tu sais, tu ressembles beaucoup à ton père, alors t'es pas mal non plus, hein."
Gerard posa tout de suite son regard sur le fils de l'homme qu'il aimait. Effectivement, celui-ci ressemblait énormément à Billie Joe. Joseph avait adopté la teinture noire, ainsi que le style de son père. Il devait être à peine plus grand que Billie Joe de quelques centimètres.."Il est vraiment magnifique..." pensa Gerard, perdu dans ses pensées.

La soirée passa très vite, entre les fou rires, les batailles de peinture, feutres, guitares, de nourriture. La répét' des deux garçons, le stress qui les submergeait. Bandit essayait tant bien que mal de les rassurer et s'était fait un t-shirt de supportrice "Let's Go, Sons of rage and love!" .

Le lendemain, ils séchèrent la journée de cours afin de pouvoir répéter dans le garage de Bandit. Celle-ci critiquait, disant ce qu'il y avait à changer ou bien ce qui était génial, parfait. Joseph et Charlie jouèrent des heures et des heures, jusqu'à que leurs doigts saignent, que leurs voix soient épuisées mais au fond, ils s'en fichaient parce que la musique c'était toute leur vie. Leur espoir de ne pas finir complètement fous dans un monde où pouvoir, cupidité et hypocrisie régnaient. Vers 16h, Bandit jugea qu'une pause bien méritée s'imposait. Ils se retrouvèrent dans la cuisine, sirotant un milkshake bien froid. Il faut dire que ce jour de printemps était particulièrement chaud et les efforts fournis auparavant par les jeunes adolescents n'arrangeaient pas la sensation de chaleur.
"Vous êtes géniaux les gars ! Vous allez vite vous faire remarquer, et en bien, j'en suis sûre et certaine." s'exclama joyeusement Bandit
"Elle n'a pas tort ! Je vous ai entendu et je dois avouer que vous êtes vraiment très bons."
Bandit se retourna vers l'homme qui venait de parler et hurla de joie en sautant sur lui.
"TONTON MIKEY !!"
"Du calme, du calme honey, dit Mikey en riant, je ne vais pas m'envoler !"
"Désolée,
s'excusa la jeune fille en lâchant son oncle, ça fait tellement longtemps que je ne t'avais pas vu ! Comment vas-tu ?"
"Ma foi, je vais très bien. Ca fait du bien de te voir, et oh mon dieu ! Qu'est-ce que tu as grandi...et tu embellis de jour en jour, à ce que je vois, tu tiens vraiment de tes parents. Mais sinon ma belle, comment vas-tu ?"
"Tout va très bien. Comme tu vois, je me suis fait de bons amis. Alors, le petit brun aux yeux marrons-verts, c'est Joseph Armstrong, le fils de Billie Joe et..."
"Comment ça, le PETIT BRUN ?"
s'indigna l'intéressé
"T'es pas bien grand, pour un mec hein ! Enfin...et le GRAND brun aux yeux bleus-verts c'est Charlie" présenta Bandit, souriante et fière. Car oui, elle était fière d'avoir des amis tels que Charlie et Joseph.
"Euh...et bien, ravi de faire votre connaissance, petit et grand bruns !" dit Mikey, se retenant de rire.
"Je ne suis pas petit, d'abord, j'ai une taille tout à fait normale ! " s'énerva Joseph, complexé par sa taille.
"Oh, allez, tu sais très bien qu'on t'aime comme tu es. Même si tu es rikiki !"
Joseph fusilla Charlie du regard, mais ne dit rien.
"Alors, Mikey, qu'est-ce qui t'ammène ici ? " demanda Bandit en lui donnant un verre de milkshake.
"Et bien...j'avais envie de revoir ma nièce, ma belle-soeur et mon cher crétin de frère ! " répondit tout simplement Mikey, entre deux gorgées, et je suis venu aussi en apprenant la terrible nouvelle : ma nièce et mon frère, si complices autrefois, sont maintenant en froid ! Et évidemment, je me suis demandé ce qui avait bien pu se passer et ô, pourquoi ne pas venir directement ici ?"
"Oh non, tonton...j'ai pas envie de m'expliquer sur ça."
"Et bien en fait, Bandinette se demandait pourquoi ils ont déménagé ici, ne croyant pas les excuses de son père qui sont tout à fait valables, et a donc mené sa petite enquête en fouillant dans les affaires de Gerard. Malheureusement, celui-ci l'a prise sur le fait, s'est énervé, l'a traité d'accident et de malade et depuis, c'est la guerre froide."
expliqua Joseph
"JOEY ! " cria la jeune fille
"On vous laisse, on va vous laisser vous expliquer. Nous on va se faire tout beau..." dit Charlie en entraînant son meilleur ami à l'étage.
Un silence se fit. Un silence de quelques bonnes minutes jusqu'à ce que Mikey interrompt ce blanc
"Oh...c'est pour ça. Enfin Bandit, qu'est-ce qu'il t'est encore passé par la tête ?! Je sais que tu es très imaginative, mais enfin, ton père est venu ici parce qu'il avait envie de changer d'air et il aime ce coin. Ne va pas chercher midi à quatorze heures. Ton père est très .impulsif et imprévisible, il faut s'attendre à ce genre de trucs. Par contre, je parlerais à ton père sur les mots qu'il ait dit."
Les deux garçons descendirent, préparés. Bandit en profita pour échapper à l'explication qu'elle aurait à fournir à son oncle.
"Bon, les mecs ! Va falloir y aller hein ! Aurevoir, Mikey, à plus tard ! J'espère que tu dormiras ici ce soir, on a plein de choses à se raconter."
La jeune fille embrassa son oncle sur la joue et tira les garçons, munis de toutes leurs affaires, dehors. Charlie et Joseph eurent à peine le tant de dire aurevoir que leur amie claquait la porte. Ils ne se parlèrent pas durant tout le trajet jusqu'au bar où travaillait Charlie, pour tout dire, les deux garçons étaient bien trop stressés et Bandit bien trop énervée pour pouvoir communiquer.
Le père de Joseph et celui de Bandit était déjà au bar. Billie Joe, lui, parlait avec le gérant et la conversation avec l'air d'être passionée tandis que, Gerard, lui, restait assis dans son coin à noyer ses pensées dans son verre d'eau. Il pensait à la vie qu'il aurait pu avoir si il avait été avec lui. Il aurait été sûrement plus heureux, plus libre...et surtout plus vrai. Il savait pertinemment que sa vie n'était qu'un tas de mensonges : il avait épousé Lindsey sur un coup de tête, afin d'oublier la personne dont il était vraiment amoureux mais, cela n'avait pas marché. Il avait eu une fille, il s'était dit qu'avoir un enfant lui demanderait trop de son temps pour qu'il puisse penser à lui. Et ce fut une erreur de plus. Le chanteur avait cru que ce n'était qu'un amour de passage, qu'il avait juste été charmé seulement par le physique de Billie Joe, comme une jeune adolescente. Et il s'était encore lourdement trompé : c'était bien plus qu'une simple amourette et il l'aimait jusqu'à en perdre la raison. Dès qu'il entendait son prénom, son coeur s'emballait à la fois meurtri et heureux. Gerard souffrait atrocement de cet amour qui le tuait à petits feux. Il aimait tout chez cet homme : son talent qu'il admirait, sa musique, sa façon de penser, de parler, sa voix, son rire...Chaque jour, il regardait son téléphone et hésitait à lui téléphoner et ce, juste pour entendre le son grave de la voix de celui qu'il aimait. Juste entendre celui-ci parler, le transportait très loin de la réalité. Parfois, ses sentiments devenaient quasiment incontrôlables et le plus souvent, il devait assouvir son désir et c'était sur Lindsey que cela tombait. Il avait été d'autant plus difficile pour Gerard de quitter Billie Joe après leur tournée ensemble : il avait donc quitté le New Jersey pour Los Angeles, se disant qu'une moins grande distance le ferait peut-être bien moins souffrir sachant qu'il pouvait plus facilement rejoindre Billie Joe. Il avait tenté plusieurs fois, allant même jusque devant la porte de la maison du chanteur de Green Day. Mais au dernier moment, il paniquait et tout son courage l'abandonnait. Il refaisait alors demi-tour, et trainait dans le quartier, revenant chez lui bien plus tard.
Il leva les yeux vers l'endroit où étaient Billie Joe et le gérant mais ne les vit plus. Il sentit alors une présence à côté de lui et se tourna la tête vers la place à côté de lui.
"Ca va, Gee ?"
Gerad ferma les yeux, et souffla. Sa voix. Personne n'avait un timbre aussi doux et beau que l'homme qui lui parlait. Il rouvrit les yeux, et contempla encore une fois le beau visage inquiet du chanteur et guitariste en face de lui. Il se perdit dans les abysses verts qui le scrutaient. Ses yeux aussi, étaient tout simplement splendides et Gerard se faisait à chaque fois piéger, dès qu'il les regardait. Le noyé revint à la surface, et son regard avide s'arrêta sur les lèvres du dévisagé. Oh dieu ! qu'est-ce qu'il aurait aimé tenir entre ses deux mains ce si beau visage et plaquer ces lèvres sur les siennes... Il se força à garder les pieds sur Terre et répondit, d'une voix assez faible :
"Je...oui-oui bien sûr, Billie." Gerard était soulagé que depuis la visite de Billie Joe, hier, où il n'avait pas su se contrôler, celui-ci lui parle encore.
"Les gosses ne vont sûrement pas tarder à arriver, commença Billie Joe tout en se baissant pour chercher quelque chose, ça te dirait de porter ces deux t-shirts avec le nom de leur groupe ?"
Gerard examina les deux t-shirts que Billie Joe brandissait devant lui et prit un temps à comprendre qu'est-ce qu'il fallait qu'il fasse.
"Ah euh...évidemment ! Ca les encouragera puis ils sont vachement bien faits. "
"Génial. C'est ta fille qui les a fait, elle a un vrai don pour le dessin, dis moi. Tu lui as passé les bons gènes !"
plaisanta Billie Joe.
Gerard ne répondit pas. Il était étonné de voir encore qu'il lui parlait malgré hier. "Encore une putain de qualité. Ce mec est vraiment parfait." pensa -t-il. Billie Joe rompit une nouvelle fois le silence.
"Je suis super excité, pas toi ? C'est leur première prestation, j'espère que le stresse ne les bloquera pas. Heureusement qu'ils ont trouvé un batteur à la dernière minute et..."
Gerard ne l'écoutait plus : ça y est, il avait encore été piégé par la voix de Billie Joe. "Parle...continue de parler. Je t'en supplie, ne t'arrête surtout pas..." pensait le rêveur.
Il sentit alors qu'on le secouait et ouvrit un oeil.
"Gee, tu m'écoutes ? Je te disais que j'allais mettre mon t-shirt, je reviens." Billie Joe partit en direction des toilettes du bar.
"Oh non, ne pars pas..." chuchota Gerard.Il se fit violence pour ne pas se lever et suivre Billie Joe. Il savait que s'il le voyait torse-nu, il ne résisterait sûrement pas à l'envie de lui sauter dessus. Il se retrouva encore seul.
Une demi-heure plus tard, il se retrouvait dans ce qui servaient de "coulisses" de la petite scène. Il était vêtu du magnifique t-shirt qu'avait fait Bandit et regardait de loin Billie Joe rassurer le groupe.
"Ne vous inquiétez pas. Surtout, faites comme d'habitude, comme lorsque vous répétez dans le garage. Donnez-vous à fond, montrez au public chaque émotion que vous ressentez dans chacunes des chansons. Faites-les participer, il faut une putain de communion entre vous et votre public et...SURTOUT : amusez-vous !"
Gerard sourit en entendant ces paroles qu'il connaissait bien. Billie Joe les lui avait dites et depuis, chaque concert était une partie de plaisir pour lui.
Charlie et Joseph sautillaient sur place, se répétant les paroles de Billie Joe. Ils virent le batteur arriver, c'était une connaissance à eux et était déjà habitué à ce genre de petits concerts.
"Allez les mecs, tout se passera bien !" leur répétait-il.
Bandit leur souriait, montrant tout son soutient mais ne leur disait rien. Les connaissant, elle savait que les paroles ne serviraient à rien et qu'un sourire franc serait bien plus rassurant.
"Et maintenant, accueillez chaleureusement les Sons Of Rage and Love !"
"Oh mon dieu Charlie, c'est à nous !!"
"Aaaaah, Joey, on va mourir !"

Et, comme à chaque fois que les deux garçons s'apprêtaient à faire quelque chose, ils s'embrassèrent pour s'encourager.
"Allez les mecs !" hurla Bandit
"Vous allez être le clou de la soirée !" assura Gerard, en leur faisant un clin d'oeil
"Joseph Marciano Armstrong, ta famille compte sur toi pour casser la baraque sinon, je te renie !" plaisanta Billie Joe
Les deux garçons ainsi que le batteur montèrent sur scène et s'installèrent sous les applaudissements du public. Charlie attrapa le micro, tremblant.
"Et bien...je crois que bavasser ne servira à rien, alors autant passer à la musique immédiatement"
Quelques rires retentirent puis le silence. "Allez Charlie, souviens-toi de ce que Billie Joe t'a dit !" se répétait-il.
Il regarda dans les coulisses, Bandit, Gerard et Billie Joe les regardaient, les encourageant du regard. Il sourit alors, et Joey comprit que c'était le départ. Et c'est alors qu'ils commencèrent à jouer et ils réussirent à enflammer un public inconnu. Charlie et Joseph se déchaînaient comme de beaux diables, l'un à la basse et l'autre à la guitare. Charlie chantant, accompagné de Joseph. Ils n'avaient jamais connu une telle sensation...Enfin, ils se sentaient libres. On pouvait voir que Joseph et Charlie avaient bien compris les paroles de Billie Joe. En effet, ils sautaient dans tous les sens, jouaient avec le public. S'amusaient. Ils ressentaient leurs coeurs battrent à toute vitesse, leurs sangs marteler leurs tempes, courant dans leurs veines. Leur musique les transportait, ils n'y avaient plus qu'eux, la musique et leur public.
"Can you see her tears, fuckin' bastard ? Can you hear her cries ?! Are you smilin', of your hell ? Oh god, I'd like to die to kick your ass, asshole ! "

Leur prestation dura deux heures qui passèrent très vite. A la fin, ils étaient en sueur, essoufflés et rouges. Leurs cerveaux avaient du mal à discerner quoi que ce soit, étant légèrement embrumés par toute cette excitation. Les deux garçons étaient comme ivres. Ivres de joie. Ils saluèrent la foule en sueur devant eux et revinrent dans les coulisses. Ils ressentir alors la douleur qui tiraillaient leurs muscles...mais c'était une souffrance bien petite comparée à l'immense sensation de bonheur qui traversait leurs sangs. Ils avaient enfin accomplis leur plus grand rêve et avaient réussi.
Bandit leur sauta dessus et les serra contre elle.
"Vous avez été...GRANDIOSES ! Putain...bravo !"
"Merci lil' girl, mais...tu nous étouffes un peu."
dit Charlie d'une voix un peu éreintée.
"Désolée, c'est juste que...wow quoi !" Bandit pleurait de joie pour ses amis, fière d'eux.
"Oooh non, pleure pas ! "
Les trois amis s'enlacèrent longuement jusqu'à que Billie Joe tire son fils contre lui.
"Tu es le digne fils de ton père ! Je suis fier de toi, Joey."
"P'paaaaa merci mais...tu m'écrases !"
geignit son fils.
"Franchement, Billie Joe, j'ai cru te voir sur scène pendant tout leur concert, pas toi ?!" demanda Bandit, émerveillée.
Effectivement, Joseph aurait pu être confondu avec son père durant tout le concert. A présent, la ressemblance était vraiment frappante.
"J'allais le dire, tu m'enlèves les mots de la bouche !" s'exclama le père de ce dernier.


Quelques minutes plus tard, Gerard, Billie Joe ainsi que sa femme et son deuxième fils, Bandit, Joseph, Charlie, Mike, Tré, Bob et Ray étaient à une table. Mikey était resté chez Gerard, l'attendant pour faire la surprise.
"Tu aurais dû voir ça, Adie ! Ils étaient..."
"Merveilleux, géniaux, magnifiques, grandioses..., je crois avoir compris, mon coeur."
rit Adrienne.
Le coeur de Gerard se serra lorsqu'il entendit le surnom affectueux que prononça la femme de Billie Joe. Ses mains se crispèrent autour de son verre et il sentit sa respiration s'accélérer. La jalousie le submergeait, comme à chaque fois que quelqu'un touchait, parlait ou même regardait l'homme qui avait conquis son coeur. "Calme-toi, Gee...bordel, respire, souffle." Il ne cessait de se répéter ça, afin de ne pas perdre le contrôle de soi-même. Il reporta alors son attention sur la première personne qu'il vit...Joseph. "Il est...beau." se dit-il. Evidemment, Gerard le trouvait bien à son goût, étant donné qu'il ressemblait à Billie Joe. Il vit alors le fils aîné Armstrong se lever annonçant qu'il allait se changer. Gerard le suivit du regard...C'est alors qu'une idée lui vint à l'esprit : si il ne pouvait pas avoir le père alors, pourquoi pas le fils ?
Il se leva alors, prétextant une envie pressante. Les autres n'y prêtèrent pas vraiment attention, bien trop absorbés pour féliciter et demander à Charlie ou à Bandit de raconter encore et encore le concert pour avoir les deux points de vues. Une seule personne le surveillait du coin de l'oeil : Billie Joe. Gerard savait que celui-ci faisait attention à son fils, à cause de leur ressemblance et se dirigea donc docilement vers les toilettes. Arrivé devant la porte, Gerard lança un coup d'oeil derrière lui et vit Billie Joe riant aux larmes avec Mike, ne lui prêtant plus attention. Il alla donc d'un pas rapide vers la petite pièce où Joseph était allé se changer et y entra, dans la plus grande discrétion.
Le garçon était torse-nu, dos à la porte, cherchant un t-shirt que sa mère lui avait apporter par précaution. Gerard ne pouvait plus détacher son regard du jeune homme. Il sentit son pénis se durcir à cette vue, et se contint tant bien que mal de ne pas sauter sur l'adolescent. Il vit alors Joseph faire volte-face et sursauta. Le premier réflexe qu'il eut fut de baisser son regard vers son pantalon pour voir l'ampleur de son désir. Il remonta tout de suite ses yeux, espèrant ainsi que Joseph n'avait rien vu et, effectivement, il n'avait pas remarqué la bosse qui marquait un net relief.
"Hey, Gee, tant que tu es là tiens...tu peux m'aider à chercher mon t-shirt ?"
Gerard n'entendait plus rien. Il écoutait plutôt toutes ces voix lui hurlant de se contenir ou encore celles, plus fortes, lui hurlant d'en profiter : "Ce n'est qu'un adolescent...retourne en arrière ! Ne fais pas ça." "Regarde-le, si beau, si jeune...si insouscient. Tu vas enfin avoir ce que tu veux : une emprise sur Billie Joe. Tu pourras assouvir désir et vengeance ! Allez, vas-y, Billie Joe mérite que tu fasses subir cela à son fils ! Regarde à quel point il te fait souffrir, Gerard..."
Joseph commençait à s'inquiéter.
"Hey, Gee, ça va ?!"
Gerard était encore plus pâle que d'habitude, les veines de ses tempes étaient visibles et il sentait le sang affluer, tambourinant dans sa tête. Il ne savait plus quoi faire et sentait le désir le contrôler petit à petit. Il en avait envie. Même très envie...Il attendait ça depuis longtemps. Ce n'était pourtant pas réellement la personne qu'il aimait devant lui, mais son cerveau ne faisait plus la différence entre le fils ou le père. Il jeta un regard maladif au jeune homme devant lui, ce qui alarma encore plus l'adolescent qui fut alors plaqué contre le mur, les lèvres du père de sa meilleure amie sur les siennes, avides et désespérées.


_________________________Oui je sais, ce fut long à lire. Il faudrait que j'apprenne à écrire moins, c'est un de mes problèmes, je crois. Enfin bref, j'espère que cela vous a plu (la phrase habituelle). Je ne sais que dire à part que j'aime énormément d'écrire les sentiments (surtout ceux de Gerard), c'est la partie où je m'amuse le plus, dirai-je. J'attends à présent vos réactions, alors allez-y vous pouvez critiquer !
Et tu vois, Lucie, que j'ai mis Gerard en photo.

# Posté le dimanche 12 juillet 2009 10:19

Modifié le mardi 03 novembre 2009 05:56

III

III
Gerard n'avait pas su résister. Il passa ses doigts dans les cheveux mi-longs du garçon qui était bien trop surpris pour réagir. Gerard s'imaginait que la personne qu'il embrassait, était bel et bien son Billie Joe. Il ne se contrôlait plus, léchant et mordillant les lèvres douces du jeune homme : le désir avait pris le dessus mais, il n'eut sur le moment, aucun scrupule : il profitait de cette unique occasion qui se présentait à lui. Il en avait envie depuis des années et s'était retenu avec force plusieurs fois, écoutant sa bonne conscience. Mais cette fois-ci était de trop, pour lui et ses sentiments.
Les lèvres de Joseph étaient douces et sucrées et Gerard se dit que si celles du fils étaient aussi agréables alors celles du père étaient un pur rêve. Il descendit alors ses mains curieuses jusqu'à la ceinture de Joseph et c'est à ce moment précis que le jeune homme sortit de sa stupeur et repoussa Gerard, respirant fortement.
"Putain, mais qu'est-ce qu'il t'arrive Gerard ?!"
Joseph était inquiet et cela se lisait parfaitement dans ses yeux. Il n'avait jamais connu Gerard dans cet état : celui-ci avait dans son regard, une ombre de désespoir et d'amour brûlant entraînant un désir maladif. Il avait un air de possédé. Oui, possédé par une envie de l'être qu'il chérissait grandissante de minutes en minutes, d'heures en heures, de jours en jours, de mois en mois...et ce depuis qu'il avait été pris au piège par un amour qui finirait pas le tuer, aspiré par une mer noire de rêves brisés, d'espoirs anéantis et piétinés par cette vérité à quoi Gerard essayait de se voiler la face mais qui le rattrapait dans ses cauchemars : il n'aura sûrement jamais Billie Joe.
"Tu ressembles tellement à ton père..."
Gerard était perdu, confus par les pensées qui traversaient et se cognaient contre les parois de son crâne qui criait de douleur sous la pression de tous ces mots. Il caressa tendrement la joue du garçon qui frissonna à ce contact.
"Gerard...je crois qu'on devrait retourner voir les autres. Papa t'accompagnera prendre l'air dehors mais t'as vraiment pas l'air dans ton état normal." Joseph repoussa un peu plus Gerard afin de se décoller du mur.
"Oh non, je t'en supplie ! S'il te plaît, laisse-toi faire..." implora Gerard, les larmes aux yeux. Il rapprocha ses lèvres de celles de Joseph pour goûter encore une fois à ce plaisir et replonger dans un rêve quand la porte s'ouvrit brutalement brisant l'instant magique que s'apprêtait à vivre le chanteur.
Celui-ci se sentit alors attrapé et plaqué contre un autre coin du mur. Gerard regarda la personne devant lui et reconnut instantanément à qui les yeux verts furibards qui le dévisageaient appartenaient. Billie Joe l'encadrait de ses deux bras et Gerard se surprit à penser que cette position l'arrangeait bien.
"Joseph, sors d'ici immédiatement en fermant la porte et surtout, tais-toi !" s'exclama Billie Joe, la voix vibrante de colère.
Son fils ne se fit pas prier deux fois, et sorti rapidement, ayant enfilé un t-shirt au hasard. Billie Joe attendit que la porte se ferme pour frapper Gerard au visage d'un coup sec et dur. Gerard ressentit une douleur au niveau de sa mâchoire où un mince filet de sang s'échappant de ses lèvres, glissait le long de son menton.
"COMMENT AS-TU PU, ESPECE D'ENFOIRE ?!" hurla Billie Joe qui se retenait de ne pas assener un nouveau coup de poing à l'homme en face de lui.
Gerard, encore abasourdi par le coup violent, prit du temps à répondre. Il l'avait frappé... En fait, ce coup violent et fort était bien moins douloureux que la morsure marquée par deux profondes cavités dans son coeur lorsqu'il vit qu'il avait énervé celui qui le tenait en vie.
"Billie Joe...je...je suis désolé. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris. Il te ressemble tellement et..." Gerard bredouillait, se rendant compte peu à peu de l'atrocité qu'il s'était apprêté à faire. Il devenait fou. Complètement.
"Tu es HORRIBLE, Gee ! TU SAIS CE QUE TU VIENS DE FAIRE ? TE RENDS-TU COMPTE QUE TU AS FAILLI LE...."
Gerard craqua et des larmes dévalèrent sur ses joues.
"Et toi ? Sais-tu ce que tu me fais, chaque jour ? Sais-tu que je guette le téléphone, pour entendre ta voix qui me donne l'impression d'être dans le plus merveilleux des mondes ? Sais-tu, que je me lève chaque matin seulement pour espérer te voir ? Non, et tu t'en fous de savoir que j'étouffe, que tout cet amour m'empoisonne l'existence et que chaque fois que je te vois, je souffre à en mourir. Lorsque tu es avec tes enfants, ta putain de femme que je hais qui elle porte la bague que tu lui as offerte, ça m'enfonce un peu plus chaque jour ! Je payerai cher, tout ce que j'ai de plus précieux, pour être à sa place et que ce soit moi, cette personne à qui tu caresses le visage, que tu embrasses avec amour. Je veux tes lèvres contre les miennes, ton corps contre le mien, désireux. Je veux être ta moitié, Entendre ta voix jusqu'à m'en perdre au loin. Malheureusement, c'est impossible et j'en mourrai. J'en crèverai et personne ne saura pourquoi, sauf toi qui au fond, sera heureux de t'être débarrasser d'un poids aussi lourd. C'est pas plus mal, n'est-ce pas ? "
Billie Joe ne savait plus quoi répondre. Il soupira, alors et embrassa Gerard, tendrement et langoureusement.
"Qui te dit, que je ne veux pas tout ce que tu veux toi, Gerard ?"
Gerard était abasourdi. Billie Joe venait implicitement de lui avouer qu'il l'aimait. Il n'en crut pas ses oreilles.Alors, il avait sa chance. Gerard sentit son coeur battre de plus en plus vite. Au fond de lui, il criait presque victoire et ses yeux retrouvèrent leur vert éclatant. Et ce baiser! Il n'avait jamais goûté de tel. Mêmes celles de Joseph pourtant si agréables n'étaient presque rien, comparées à celles de son père. Il était doux, avec une pointe de passion qui avait l'air d'être contenue tant bien que mal. Lorsqu'il y avait eu contact entre les langues des deux hommes, Gerard avait frissoné de tout son être, sentant à ce moment, des milliers de papillons se déployer dans son ventre, chatouillant chacun de ses organes auparavant meurtris par la déchéance pour les revigorer instantanément. Il s'apprêtait à se jeter sur Billie Joe, heureux lorsque celui-ci poursuivit avec :
"Mais comme je te l'ai dit, c'est impossible. Il est trop tard, maintenant. Je ne pourrai laisser tomber Adrienne et je pense surtout à mes enfants; je ne veux pas que mes fils se trimballent de maisons en maisons, et je n'aurai sûrement quasiment presque plus le temps de les voir. Déjà qu'entre les tournées,interviews et j'en passe, je n'arrive pas à leur consacrer un peu de temps alors si je me sépare d'Adrienne, ce sera pire. Et puis, pense à Bandit et à Lindsey. Peut-être que toi et ta fille vous n'êtes pas en très bons termes, ces temps-ci, mais elle a besoin de son père près d'elle chaque jour. Nous nous sommes engagés tous les deux, Gee, nous aurions dû y penser avant, pendant la tournée sûrement mais, là, c'est trop tard. "

Les papillons prirent feu dans le corps de Gerard, et il ressentit la morsure des flammes dans sa chair. Il pensait avoir enfin toucher cette fameuse lumière du bonheur tant voulue, tant espérée mais en fait, il s'était fait avoir et il lui avait semblé se prendre un mur de brique immense en pleine figure, le repoussant.
"Pourquoi n'ai-je pas le droit au bonheur, Billie Joe ? Pourquoi ?! Peux-tu me dire à quoi rime ma vie, alors ? J'ai fait un gosse en pensant t'oublier, j'ai cru toutes ces années que tu éprouvais qu'un simple sentiment d'amitié, envers moi, j'ai déménagé afin de te voir plus souvent... Qu'est-ce qu'il faut je fasse pour que tu arrêtes de semer des embûches partout ? Tu m'aimes, non ? Alors pourquoi toi non plus, tu ne veux pas de moi ? Ne suis-je pas assez bien, pour toi ? Dis-moi ce qui ne va pas, je changerai tout, afin que tu m'acceptes. Demande-moi tout ce que tu veux : laisser tomber mon groupe, ma famille, le chant, le dessin...TOUT ! Je le ferai pour toi, sans hésitations."
"Gee...
, soupira Billie Joe en lui caressant le visage, tu es parfait mais, j'ai un principe qui est de ne jamais laissé tomber qui que ce soit dans mes proches et..."
"Mais merde, Billie ! Enfin, tu leur mens à tous et tu te fais du mal pour rien. Tu feras plus de mal à Adrienne si elle découvre par inadvertence la vérité que si tu la lui disais. Joey et Jake, je les connais et ils ne te feront sûrement pas la gueule pour ça, jamais ! Tu as bien élevé tes enfants, Billie, tu es un père fantastique alors ne crois pas qu'ils te laisseront tomber parce que leur père a décidé de refaire sa vie avec quelqu'un d'autre. Ils ne sont pas comme ça car tu leur as appris à être juste envers les gens, te connaissant. Alors si c'est de ça, dont tu as peur, de passer pour un père indigne et monstrueux, comme moi, sache que ce n'est pas la peine et comme tu le chantes si bien,
Gerard encadra le visage de son bien-aimé entre ses mains et lui chantonna, doucement, au creux de l'oreille, my beating heart belongs to you, I walked for miles til I found you, I'm here to honor you. If I love everything in the fire, I'm sending all my love to you..."
Billie Joe baissa les yeux, profondément touché par les mots que Gerard venait de prononcer. Il se disait qu'il ne méritait pas tout cet amour que lui donnait l'homme qui lui chantait une chanson qu'il prétendait avoir écrite pour sa femme, en partie, et qui en fait était destinée à son amour secret, Gerard Way.
Il savait que Gerard avait raison, mais il avait bien trop peur des conséquences pour s'engager dans une relation. Lorsqu'il avait entendu Gerard déverser et avouer tous ses sentiments, que ce soit sa souffrance ou son bonheur, il s'y était parfaitement retrouvé. Mais Billie Joe avait joué l'indifférent, se disant qu'il l'oublierait ainsi, lui aussi. Ca n'avait fait qu'empirer les choses et voilà où il en était. Il s'en voulait aussi d'avoir autant fait de mal à Gerard, il ne se le pardonnerait sûrement jamais, d'ailleurs. Quand Gerard souffrait, lui aussi sentait cette brûlure au coeur qui paraissait bien plus forte qu'un coup. Il devait prende une décision. Gerard avait raison, il mentait à son entourage et se mentait à lui-même, essayant de se persuader qu'il ne l'aimait pas. Mais la raison l'emportait bien trop vite "tu l'aimes, c'est évident." lui disait-elle.
Il savait qu'il n'arriverait pas à continuer de jouer la comédie encore bien longtemps ; il voulait Gerard comme Gerard le voulait. Il releva alors la tête et lui murmura :
"Je t'aime."
Billie Joe prononça enfin le mot qu'attendait Gerard depuis longtemps. C'était ce "je t'aime" là, qu'il voulait entendre. Il délecta ce mot, résonnant dans sa tête comme une douce mélodie. Un "je t'aime" fort, plein de promesses. Billie Joe n'avait pas besoin de dire plus que ces quelques mots pour que Gerard comprenne et soit heureux. Il savait désormais qu'il pourrait enfin goûter à un vrai amour. Il s'approcha alors de Billie Joe et l'embrassa avec la plus grande précaution, comme si c'était le dernier de sa vie. En fait, Gerard aurait pu mourir à cet instant même, il s'en ficherait car enfin, il avait réussi à obtenir ce qu'il désirait le plus au monde. C'était la plus belle déclaration qu'on ait pu lui faire, jusqu'à ce jour. Et personne ne fera jamais mieux, il en était persuadé.
Le baiser se fit de plus en plus passioné ; aucun des deux amoureux ne pouvaient se contenir, attendant ce moment depuis bien trop longtemps pour ne pas en profiter.
Gerard était un peu plus entreprenant, caressant chaque partie du corps de son partenaire avec envie. Billie Joe était, lui, un peu plus restreint dans ses gestes, guettant à chaque instant le moindre bruit extérieur à la pièce. Il ne voulait qu'en aucun cas, on ne les découvre ainsi. Il lacha à contre-coeur les lèvres de Gerard afin de reprendre sa respiration et se blotti contre lui. Gerard le serra contre son coeur qui battait la chamade, posant sa tête sur celle de Billie Joe, respirant son odeur. Il huma, fermant les yeux, ce doux parfum dont il s'était épris la première fois qu'il l'avait vu.
"Tu sais Gee...je ne pense pas qu'on devrait se montrer. Les médias vont être sur notre dos et on aurait tellement de problèmes. On devrait disons "se cacher" et se voir en secret, discrètement. Ca sera notre secret, à nous deux."
"Tout ce que tu veux, tant que je suis avec toi, Billie Joe."
murmura Gerard. Il se sentait comme dans un rêve. Comme ceux qu'il faisait souvent, où il était heureux et que, lorsqu'il se réveillait, se brisaient contre son visage le couvrant de blessures. Soudain, il se demanda si il n'était pas dans l'un d'eux.
"Hum...sweetheart, tu peux me pincer ?" demanda Gerard
"De quoi ?" s'étonna Billie Joe, ne comprenant pas la demande soudaine de son amant.
"Pince-moi, je veux juste être sûr de ne pas être en train de rêver."
Billie Joe regarda Gerard puis éclata de rire. Un rire franc et mélodieux. Gerard se dit que même dans ses rêves, ce rire n'aurait pas autant d'impact sur lui que dans la réalité et comprit qu'il était bien réveillé, alors, il suivit Billie Joe et rit de bon coeur lui aussi. Il ne s'était sans doute jamais senti aussi libre et heureux qu'à présent.
Billie Joe s'arrêta, et soupira en séchant ses larmes de rire. Gerard regarda son amoureux et lui prit la main, entremêlant ses doigts aux siens et posa sa tête dans son cou. Il entendit alors Billie Joe chantonner Demolition Lovers, au creux de son oreille comme pour lui rendre la pareille lorsque Gerard lui avait chanter Last Night On Earth et pour le chanteur de My Chemical Romance, entendre une de ses chansons être reprise par le chanteur de Green Day était juste un moment précieux.
Ils restèrent ainsi pendant quelques minutes, en fait, ils auraient pu rester ainsi pendant des heures, ils ne s'en sauraient sûrement pas rendus compte. Billie Joe repoussa Gerard délicatement.
"Viens, on va rejoindre les autres. Ca va paraître suspicieux, sinon. " rit Billie Joe.
Gerard se décolla très lentement de Billie Joe. Puis, leurs bouches rentrèrent en collision une nouvelle fois pour un long baiser intense. Ils savaient qu'ils n'auraient pas la chance ni le temps de se voir souvent, il fallait donc profiter de chaque instant où ils étaient seuls.
Ils sortirent alors de la pièce, l'air de rien, ayant chacun hâte d'être de nouveau tous les deux.

"But this time, we'll show them
We'll show them all how much we mean
As snow falls on desert sky
Until the end of every..."



Tadaaaa ! Bon, évidemment, on ne pouvait pas éviter le MOMENT culcul. (sauf que là, il est PIRE que culcul o.o) . Je crois que les scènes d'amour c'est absolument pas mon truc. xD Enfin bref, évidemment pour me foutre dans l'ambiance je me suis bien mis Last Night On Earth et Demolition Lovers à fond. Si bien que mon frère m'a envoyé un coussin en pleine tête (et disons que même le coussin m'a fait mal ). Enfin, je m'estime heureuse qu'il ne m'ait pas envoyé la bouteille plastique pleine d'eau à côté. *est martyrisée*
Enfin, j'espère que ça vous a plu outre la scène d'amour mielleuse à souhait. x')

# Posté le jeudi 16 juillet 2009 07:27

Modifié le samedi 05 septembre 2009 16:02